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Hollywood a tué l’horreur
7 juillet 2009
Au cours des années 80, le domaine de l’horreur écrasait littéralement toutes les autres formes de littérature de fiction. L’horreur était considéré comme un genre littéraire très sérieux. Tout comme ces romans d’épouvante, le cinéma américain hantait aussi l’esprit des amateurs du genre en présentant sur grand écran des productions telles que « Halloween », « Exorciste », « Vendredi 13 » et « Les griffes de la nuit ». Déjà, le cinéma affligeait de violentes blessures à la littérature d’horreur comme l’ont fait Freddy Kruger et Jason Vorhees envers leurs innocentes victimes.
Puis, à l’aube des années 90, une pléiade d’auteurs tente de protéger l’expression littéraire en revendiquant l’horreur grâce à plusieurs publications d’épouvante. Des auteurs tels que Kirby McCauley, Ira Levin, William Peter Blatty, Douglas E. Winter et Stephen King donnèrent une grande impulsion à l’idée que l’horreur pouvait réellement être un genre littéraire. Le plus audacieux d’entre eux, Kirby McCauley, ébranla le monde littéraire en 1996 en publiant une énorme anthologie d’horreur et de suspense. À cette époque, la définition la plus représentative des termes Horreur et Suspense était : « Si ça vous fait peur, c’est que c’est bon ! » L’essentiel était l’épouvante elle-même.
Toutefois, l’industrie de l’image (la télévision, le cinéma, les jeux vidéo, et plus récemment les cédéroms et autres technologies informatiques) ont infligé à ce genre littéraire ce qu’on impose toujours aux sujets brûlants : elle l’a dévoré, l’a recraché, puis a léché ce qu’elle avait régurgité, et a recommencé. Jusqu’à ce qu’il ne reste rien de l’original. De nos jours, il n’y a pour ainsi dire aucun marché professionnel pour la bonne fiction d’horreur. Rares sont les organes de presse ouverts à imprimer régulièrement de bonnes nouvelles d’horreurs. Nous aimerions tant bien que mal trouver la moindre preuve que le genre horreur est considéré comme partie intégrante de la littérature, mais les éditeurs ont plutôt préféré l’étouffer.
Hollywood et leurs cinéastes avides de billets verts n’ont fait que souiller l’horreur d’une épaisse couche de sang visqueux. Ils sont les réels fautifs. Le cinéma a tué l’horreur. Vous n’avez qu’à visionner leurs plus grands chefs-d'œuvre sanguinaires comme Décadence et Hostel, pour ne nommer que ceux-là. À priori, on a tenté de faire porter la responsabilité de cette décadence à une industrie du livre insouciante et butée, qui n’a jamais vraiment compris et accepté ce genre d’écriture, qui s’est simplement contentée de ne regarder rien d’autre que les chiffres des tirages. Elle a failli éradiquer la littérature du genre Horreur à force de publier des livres de mauvaise qualité.
Les éditeurs se sont toujours contentés de suivre les tendances et les modes, ils ont toujours trop publié, et ce, en se basant sur leur motivation à gagner de l’argent. Après tout, l’édition n’est-elle pas seulement qu’un commerce, comme elle l’a toujours été ? Est-il encore possible pour un auteur de traiter avec une industrie plus aimable et respectueuse de la littérature? Le plus terrifiant n’est-il pas l’esprit humain?
Heureusement, le phénomène de la petite édition, en particulier le commerce des petits tirages, a fait montre dernièrement d’une combativité très encourageante. Rappelons-nous qu’il y a quelques années, la petite édition s’était réduite au point de ne presque plus exister. Comme la petite édition est un mélange d’amour vis-à-vis la littérature et le désir de profit, c’est un indice précieux que leur existence est indispensable pour les jeunes auteurs. Présentement, les petits éditeurs gagnent de l’argent sur des projets auxquels les grandes éditions ne veulent pas toucher, dont la littérature d’horreur.
La fiction d’horreur peut dorénavant profiter d’une vitrine promotionnelle dans certains magazines spécialisés voués à ce domaine littéraire. Il existe un bon nombre de petites publications qui s’y consacrent, ainsi qu’une explosion de magazines sur Internet qui publient les œuvres d’auteurs établis, mais aussi de nouveaux écrivains. Serions-nous à l’aube d’une recrudescence du monde de l’horreur ou simplement d’une production accrue d’œuvres cinématographiques baignant dans une mare de sang…
D-Star Éditions s’est donné comme mandat de publier des œuvres littéraires d’horreur et de suspense en espérant donner un second souffle à ce genre d’écriture tant apprécié. Néanmoins, elle se refuse d’exploiter la violence gratuite et inutile. Son intention est plutôt de redonner à l’horreur son originalité tant soutenue par les auteurs d’autrefois…
Ce texte a été rédigé par Patrick Duchesne, éditeur de D-Star Éditions. Toutefois, plusieurs passages ont été empruntés dans le roman
« 999 Le livre du millénaire des maîtres du fantastique».
Les éditions Albin Michel, 1999, ont publié ce roman qui regroupe une panoplie d’auteurs du monde de l’horreur. L’auteur Al Sarrantonio est le responsable de cette mise en marché. L’éditeur, Patrick Duchesne, n’a fait que reprendre des énoncés émis par Monsieur Sarrantonio dans l’introduction de ce roman. Monsieur Duchesne n’a qu’ajouté ses opinions concernant le sujet en question et y a ajouté quelques spécifications.
D-Star Éditions recherche des auteurs
7 juillet 2009
Avis à tous, D-Star Éditions recherche des écrivains ayant eu le courage et la détermination d’auto-éditer leurs propres oeuvres. Vos n’avez malencontreusement trouvé aucun preneur en vue d’une éventuelle publication et vous souhaitez offrir une visibilité accrue à votre roman? D-Star Éditions vous offre cette chance grâce à de minis salons du livre.
Malgré le fait que D-Star Éditions ait un penchant pour l’horreur et le suspense, les minis salons du livre donnent l’opportunité aux auteurs de promouvoir des oeuvres de toute sorte de catégories. Qu’il s’agisse de recueil poétique, de roman policier ou d’histoire d’amour, le but premier de ces évènements est d’offrir aux lecteurs une littérature variée.
Un mini salon du livre aménagera un centre commercial chaque mois. Le premier mini salon du livre devrait se tenir en août 2009. Une chance inouïe pour les auteurs non édités.
Si le projet vous intéresse, contactez D-Star Éditions à l’adresse suivante :
d_star_editions@videotron.ca
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Par: Sabine Chantraine Cachart
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